Carnets de naufrage
Dans mon roman: «Carnets de naufrage», le personnage principal se nomme Alexandre. Il est marié avec Marlène depuis 4 ans et demi. Ce jeune homme de 27 ans est serveur de bar et vie une séparation avec sa femme. Elle l'a trompé avec un certain Jean précédemment ami d'Alexandre et souhaite prendre du recul (chapitre 1). Alex est très en colère de cette rupture (on peut le déduire dans les pages 15 à 17). Dans tout le roman, on peut aussi voir qu'Alexandre a de la misère dans ses amours. Il ne sait pas ce qu'il veut; il était fou de Camille, mais aimait encore Marlène, etc.
Je suis une jeune étudiante de 15 ans, pas mariée et pas serveuse de bar. Mais personnellement, je crois que j'aurais moins bien réagit que lui en pareil cas. J'aurais plus été dévastée qu'en colère. Comme Alexandre dit à la page 15 : « Je ne pleurais pas, car la brûlure n'étais pas du chagrin.», cela aurait été totalement le contraire pour moi. J'aurais pleuré toutes les larmes de mon corps et encore plus avant de pouvoir me sentir mieux. Du chagrin à l'état pur! Aussi, je ne serais jamais partie sur un coup de tête pour aller rejoindre Camille au chalet de ses parents. C'est trop soudain; j'aime quand les choses sont bien organisées et planifiées à l'avance.
Lorsqu'Alexandre avait 12 ans, il a vu un requin. Il était à la recherche de coquillages dans les Bahamas et il l'a vu. «La mort avait de petits yeux noirs, deux billes. La mort était à quelques mètres, et elle fendait le turquoise comme une longue torpille souple, sa queue fine ondoyant paresseusement.» À cet instant précis, il a figé. La peur s'est installée si brutalement en lui qu'elle lui épargnait tous ses symptômes débiles. Le requin-tigre resserrait son cercle autour de lui petit à petit. Il est allé frotter son flanc contre Alexandre pour déterminer s'il était comestible ou non et il est ensuite reparti dans le bleu sombre du large. Vraiment chanceux celui-là! Alex avait tout lu sur les requins. Il savait exactement quoi faire et ne pas faire s'il en rencontrait un. Il n'a pas remis les pieds à l'eau de tout le séjour et avait même rien dit à personne. Au début, il était plus surpris, ensuite, il a eu peur, il a paniqué et pour finir, il a été reconnaissant d'être épargné (p.41 à 43).
Comparer ma réaction avec celle d'Alexandre dans cet évènement est une chose très difficile à faire puisque lui savait tout sur les requins. Moi, je n'ai jamais rien lu sur cet animal et ne serait encore moins quoi faire! Depuis que je suis toute jeune j'ai une peur bleu de ces gros mammifères. Leurs grosses dents m'effroi au plus au point! J'aurais sûrement paniquée. Je serais restée pétrifiée sur place sans savoir quoi faire. J'aurais manqué d'air à force de rester longtemps dans le creux de l'océan. Je n'aurais certainement pas gardé cela pour moi non plus. J'en aurais parlé à tous les gens que je connais. Sinon, j'aurais essayé de me sauver et, maintenant, je sais que c'est la chose à ne pas faire et je me serais fait manger toute crue. Je trouve Alexandre très fort de s'être comporté comme cela et d'avoir agi d'une manière aussi mature que cela. Tout enfant de 12 ans aurait paniqué, mais pas lui. Je dis : «Bravo!».
Mélynda Duchesne
